18e Midi: Financer la microfinance… ou aller au-delà?

 

06. octobre 2011

Financer la microfinance… ou aller au-delà ?

ADA a réuni ce jeudi 6 octobre 120 personnes autour de la question du financement même de la microfinance, qui occupe une place centrale dans les controverses que suscite le secteur. Ce 18ème Midi de la microfinance était organisé par ADA en collaboration avec la Banque de Luxembourg et LMDF, avec le soutien de la Coopération luxembourgeoise.

Malcolm Harper, qui se décrit lui-même comme un vétéran de la microfinance, est impliqué dans divers projets liés aux microentreprises et à l'inclusion financière. Il est actuellement président de l’agence de notation M-CRIL, et a également été président de l'institution de microfinance Basix Finance en Inde durant 10 ans. Armé de son esprit critique et de son énorme expérience dans le domaine de la microfinance, Pr Harper a soulevé un certain nombre de questions qu’il est important de se poser, à un moment où la microfinance a connu de nombreux succès, mais également certaines crises - dont une récemment en Inde.

L’évolution du secteur de la microfinance met en évidence la nécessité de mettre davantage l’accent sur le financement local des institutions de microfinance, et en particulier sur la promotion de l’épargne, premier besoin de service financier des populations vulnérables.

Si les bailleurs de fonds ont un rôle important à jouer pour promouvoir l’épargne et les autres services financiers tels que l’assurance, ils devraient également s’inspirer de l’expérience acquise en microfinance pour soutenir des initiatives durables dans d’autres domaines, comme ceux de l’éducation et de la santé. Les investisseurs pourraient aussi s’impliquer davantage dans ce sens, en sachant que cela comporte des risques qu’il faut accepter. On parle alors d’impact financing, comme l’a mentionné Philippe Depoorter, Secrétaire Général de la Banque de Luxembourg dans son introduction – domaine dans lequel plusieurs acteurs du Luxembourg sont déjà engagés.

Malcolm Harper a, par son intervention incisive, obligé l’assemblée à « sortir du cadre pour imaginer des modèles qui feront bouger les lignes demain », comme l’a souligné un participant.

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