Un migrant africain travaillant en Europe envoie généralement une grande partie de l’argent qu’il gagne dans son pays d’origine. Une importante part des flux envoyée par les migrants établis dans les pays du Nord passe par des voies non réglementées : l’argent transite de main en main, ou via une société de transport, ou encore, par le biais de sociétés d’import-export... Faire appel à ces services informels peu sécurisés comporte, non seulement des risques, mais de plus, empêche l’utilisation productive de ces flux financiers.
La Banque Mondiale estime les flux de transferts formels mondiaux à 420 milliards de dollars en 2009 avec une croissance annuelle de plus de 15% en 2007 et 2008. Ces flux sont plus de 2,5 fois supérieurs à l’Aide Publique au Développement des pays du CAD (Comité d’Aide au Développement) de l’OCDE . En 2009, ils ont baissé de 5,3 % avec de grandes disparités régionales mais la Banque Mondiale prévoit que la croissance redeviendrait légèrement positive en 2010 (1,2%).*
Plus d’information sur le site de la Banque Mondiale.
*(source Ratha D., Mohapatra S., Silwal A., Novembre 2009, Migration and Development Brief 11,)
Un système sécurisé et productif de transfert d'argent
ADA soutient actuellement un projet de recherche-action visant à mettre en place un système sécurisé de transfert d’argent sur le corridor Italie-Sénégal, qui rendrait plus productifs les flux envoyés par les migrants sénégalais établis en Italie. Ce système les encourage à recycler une plus grande part de l’argent vers des produits financiers du type : épargne, crédit entrepreneurial et crédit habitat. De plus, ces produits génèrent pour les IMF une source d’argent régulière, et de long terme, qui contribue à leur viabilité financière. ADA mènera en 2010 une étude de faisabilité pour répliquer ce projet sur d’autres corridors.
En savoir plus
- Le projet de valorisation de l'épargne des migrants - ADA, 2009 (PDF, 355 Ko)
- Dossier "Transferts d'argent des migrants", Ier Midi de la microfinance (FR, PDF 1 Mo)

