ADA, en collaboration avec ses partenaires locaux, a mis en place un système sécurisé de transferts d’argent sur le corridor Italie-Sénégal. Ce projet d'innovation a pour but de rendre plus productifs les flux envoyés par les migrants sénégalais établis en Italie vers le Sud. Le système les encourage les migrants à recycler une plus grande part de l’argent vers des produits financiers, du type épargne, crédit entrepreneurial ou crédit habitat. De plus, ces produits génèrent pour les IMF une source de financement locale qui contribue à leur viabilité financière.
Documents à télécharger
- Le projet de valorisation de l'épargne des migrants (PDF, 355 Ko), ADA, 2009
- Dossier thématique "La microfinance au service des migrants, 14ème Midi de la microfinance, ADA, 2010
Pourquoi soutenir l'épargne et les transferts d'argent?
Un migrant travaillant en Europe envoie généralement une grande partie de l’argent qu’il gagne dans son pays d’origine. Une importante part des flux envoyée par les migrants établis dans les pays du Nord passe par des voies non réglementées : l’argent transite de main en main, ou via une société de transport, ou encore, par le biais de sociétés d’import-export... Faire appel à ces services informels peu sécurisés comporte, non seulement des risques, mais de plus, empêche l’utilisation productive de ces flux financiers. Le projet de valorisation de l'épargne des migrants d'ADA permet aux migrants de placer leurs revenus sur le compte d'une institution de microfinance en vue, par exemple, d'un projet de création d'entreprise ou d'amélioration de l'habitat.
La Banque Mondiale estime les flux de transferts formels mondiaux à 420 milliards de dollars en 2009 avec une croissance annuelle de plus de 15% en 2007 et 2008. Ces flux sont plus de 2,5 fois supérieurs à l’Aide Publique au Développement des pays du CAD (Comité d’Aide au Développement) de l’OCDE . En 2009, ils ont baissé de 5,3 % avec de grandes disparités régionales mais la Banque Mondiale prévoit que la croissance redeviendrait légèrement positive en 2010 (1,2%).*
Plus d’information sur le site de la Banque Mondiale.
*(source Ratha D., Mohapatra S., Silwal A., Novembre 2009, Migration and Development Brief 11,)











